La mode, un art de vivre Garçon Nathalie, Styliste marque Nathalie Garçon

Dix ans après avoir lancé sa marque, la créatrice persiste et signe une mode génératrice de liberté, loin des diktats de la mode industrielle. Il y a quelques mois, la réalisatrice Yamina Benguigui lui a remis, à l’Hôtel de Ville de Paris, les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur.

« La mode telle que je la conçois est un moyen de s’individualiser, de se libérer. Un moyen de se donner confiance, de jouer de ses défauts pour les valoriser. Elle ne doit sous aucun prétexte conduire à la ressemblance et à l’uniformité. Elle n’est pas une question de prix, ni de sigles. Elle est un moyen de communiquer avec l’autre, qui va jusqu’à la manière que l’on a de bouger, de se comporter dans la vie. Bref, elle estun art de vivre. »

La créatrice Nathalie Garçon, dont la marque compte désormais des adeptes aux Etats-Unis, se définit comme une styliste engagée, qui a fait ce métier au départ pour se trouver elle-même et qui, avec le temps, a trouvé les autres, les femmes en particulier.

« Ma mode donne aux femmes la possibilité de s’exprimer. Elle est très féminine, bien que teintée, souvent, de notes masculines plus “rock’n roll”. Elle s’adresse aux personnes qui cherchent un vêtement d’émotion, pour lequel elles ont un coup de foudre. Mais surtout à des femmes qui assument pleinement ce qu’elles sont. »

Plus près de la mode de l’artisanat que de celle des industriels, Nathalie Garçon reconnaît avoir davantage d’affinités pour un créateur comme Jean-Paul Gauthier que pour les marques uniformes, qui imposent leurs diktats.

Mélange de cultures

« La mode doit avoir du sens, sauf à devenir superficielle. A la manière des vêtements tribaux, elle doit correspondre à un besoin profond de l’individu dans son rapport à lui-même et à l’autre. »

Aujourd’hui, Nathalie Garçon est perplexe. « Attention à ce que la mode ne devienne pas une forme d’idolâtrie. Les marques sont presque aujourd’hui des dieux vivants mais au lieu d’inciter les gens à s’individualiser et à gagner en liberté, elles les enferment. Les consommateurs ont de plus en plus besoin d’exister à travers des choses très siglées et très chères, comme s’ils se donnaient un prix à eux mêmes. La mode telle que je l’entends n’a rien à voir avec cela. »

Son style ?

« Ethnique-Bohème-chic, un peu nostalgique, un peu rétro, très “Années 40” cet hiver. Très coloré également, avec des mélanges d’imprimés ; le côté zen n’est pas mon univers… »

Une caractéristique qui, en plus de ses racines cannoises, la rapproche de la Méditerranée.

« Le mélange des cultures, je l’ai dans le sang, dit-elle. Aussi, je ne puis que cautionner l’action de l’Institut Mode Méditerranée qui a redonné à Marseille ses lettres de noblesse. Grâce à lui et à sa Présidente, Maryline Bellieud-Vigouroux, cette ville est appelée à jouer un rôle dans le monde entier. »

Garçon Nathalie Styliste marque Nathalie Garçon

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