Prêt-à-Porter Féminin Télécharger le pdf

Le prêt-à-porter féminin désigne l’ensemble des vêtements pour femme fabriqués en séries, selon des mesures normalisées et faisant l’objet de présentations saisonnières.

Il regroupe également les accessoires pour femme : sacs, chaussures, chapeaux, écharpes et tours de cou, bijoux...

Par extension, le prêt-à-porter féminin désigne le secteur économique lié à ces vêtements (le marché du prêt-à-porter féminin) où se côtoient des entreprises industrielles, des petites et moyennes entreprises et de très petites entreprises, de fabrication comme de diffusion.

La diversité des composantes du prêt-à-porter en fait un marché complexe, dont certaines branches peuvent être en pleine croissance alors que d’autres sont fortement affectées par la crise ou/et les importations d’Asie.

Liste des sous-pages

  • Le marché du prêt-à-porter féminin

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    Le marché du prêt-à-porter féminin français représente un chiffre d’affaires de 5,642 milliards d’euros.
    Son volume avoisine les 40 % du CA total du secteur du prêt-à-porter français (2008).
    Il représente également 54 % des exportations (2,674 Mds €) et 42 % des importations françaises de prêt-à-porter (4,105 Mds €, chiffres 2008, hors lingerie & corsetterie).
    La consommation des produits d’habillement féminin (chaîne et trame + maille) a atteint, en 2010, 11,6 Mds €, chiffre quasi stable (- 0,2 %) par rapport à celui de 2009.

    En 2010, les femmes françaises de plus de 13 ans ont dépensé en moyenne 421 € en prêt-à-porter féminin, contre 424 € en 2009, avec des disparités selon les tranches d’âge :

    • 13-24 ans : 595 €
    • 19-24 ans : 615 €
    • 30-35 ans : 410 €

    Qu’achètent-elles ?

    • Plus de robes : +19,4 % en 2010, après +15,9 % en 2009
    • Moins de pantalons : -15,3 %, après -13,8 % auparavant
    • Beaucoup de shorts, devenus les “nouvelles jupes“ : + 15 %

    Où ?

    • Dans les chaînes spécialisées où elles dépensent 33,3 % de leur budget de prêt-à-porter, soit 0,8 point de plus qu’en 2009.
    • Dans les boutiques indépendantes (18,9 % des sommes dépensées, soit 1,1 point de moins du fait des cessations d’activités et intégrations dans des chaînes).
    • En grandes surfaces (10,7 % des sommes dépensées)
    • En vente à distance (La Redoute, 3 Suisses... 9,9 % des sommes dépensées)
    • Dans les grands magasins (Galeries Lafayette, Printemps... 5,7 % des sommes dépensées.
    • Sur des sites de vente en ligne, y compris les sites de vente à distance sur internet avec 9 % des sommes dépensées, soit 30 % de plus qu’en 2009.

    *Sources FFPAPF, Douanes, UFIH

  • Les produits

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    Les produits du prêt-à-porter féminin se répartissent en deux grandes catégories : les pièces de dessus et les pièces de dessous.

    Les pièces de dessus  sont celles que l’on porte à l’extérieur ; elles regroupent les “tops“, tuniques et chemises (lien vers § correspondant), les pulls, gilets et cardigans (lien vers § correspondant), les robes, les jupes (lien vers § correspondant), les pantalons (lien vers § correspondant), les tailleurs (lien vers § correspondant), les manteaux et les vestes (lien vers § correspondant).

    Les pièces du dessous regroupent les sous-vêtements et les articles de “homewear“ (renvoi vers rubrique Lingerie).

    Top, tuniques, chemisiers

    Les tops, tuniques, chemisiers... font partie de la catégorie des petites pièces de dessus pour  femme avec les blouses, vareuses et tee-shirts.
    Ils représentent en France un CA de 1,056 Md €*.
    Ils sont en maille ou chaîne et trame, déclinés dans toutes les fibres, dans différentes longueurs (tunique courte ou longue) et dans tous les styles.
    Ils occupent une place essentielle dans les collections de prêt-à-porter pour femme, y compris pour les marques plus axées sur les pièces du bas (jupes, pantalons). Les tops leur permettent en effet de valoriser leurs pièces phares lorsqu’ils les présentent, sur les salons en particulier.

    *Sources FFAPAPF, IFM

    Pulls, gilets

    Les pulls, gilets et cardigans font partie des “hauts“ pour femme.
    Ils représentent en France un CA de 1,167 Md €*.
    Ils sont en maille, déclinée en laine, soie, coton, cuir et autres fibres écologiques (bambou...) selon des techniques de tricot diverses.
    Leurs formes sont variées : près du corps, over-size, micro-ponchos, tunisien... à col rond, en V, roulé, camionneur... Et leurs styles très différents : classique, décontracté-chic, casual, streetwear...

    *Source IFM

    Robes, jupes

    Les robes et jupes sont des pièces phares de la plupart des collections de prêt-à-porter pour femme.
    Symboles de féminité, elles se déclinent dans toutes les matières (chaîne et trame / maille, soie, laine, coton, lin, matières synthétiques, écologiques...).
    Tantôt élégantes et raffinées, tantôt décontractées, casual-chic, glamour, punky..., elles arborent toutes les formes et toutes les longueurs.
    Elles offrent d’innombrables opportunités de création et contribuent véritablement pour les consommatrices à la construction de leur style.
    Elles représentent un montant total dépensé (en 2008) de 1,296 Md €*.
    En 2010, les femmes en ont acheté 19,4 % de plus qu’en 2009 (après une augmentation de 15,9 % entre 2008 et 2009).

    *Sources FFPAPF, IFM

    Pantalons, jeans, shorts

    Le pantalon et le jean appartiennent à la catégorie des pièces du bas des garde-robes féminines. Ils occupent, au même titre que les jupes, une place de choix dans les collections de prêt-à-porter.

    Le pantalon de ville représente en France un CA (total dépensé en 2008) de 1,532 Md €* (chiffre en baisse de - 15,3 % entre 2009 et  2010).
    Il se décline dans toutes les matières (chaîne et trame, maille... matières précieuses,  raffinées, courantes) et se prête à tous les styles.
    Classique, seyant, large, droit, fuselé, évasé... il autorise toutes les associations, y compris les plus audacieuses et offre de multiples opportunités créatives.

    Le jean, disponible lui aussi dans une grande variété de coupes et adapté à toutes les morphologies, représente de son côté un CA (total dépensé en France en 2008) de 1,084 Md €.
    Tout comme la robe et la jupe, il permet à chaque femme de se construire une silhouette et un style uniques.

    Le short (ou bermuda) s’apparente aujourd’hui quant à lui à une “nouvelle jupe“ et remporte depuis ces dernières années un vif succès auprès des consommatrices, jeunes en particulier.
    Proposé dans diverses formes, styles et matières, il se porte aussi bien avec des vêtements décontractés qu’avec de petits hauts élégants et des vestes habillées. Tous les types de chaussures lui conviennent : des chaussures de sport aux ballerines aux escarpins habillés, bottes plates  ou à talons.
    De nombreuses grandes marques et enseignes “fashion“ l’intègrent d’ailleurs à leurs collections.
    Il est, de fait, en pleine expansion (ses ventes ont affiché une hausse de 15 %en 2010).

    Autre pièce au succès croissant : le sarouel, décliné dans les matières les plus diverses et des styles différents.

    *Sources FFPAPF, IFM

    Manteaux, Vestes

    Les manteaux et vestes appartiennent à la catégorie des pièces de dessus dites de protection.
    Cette catégorie intègre également les imperméables, les blazers, anoraks, doudounes, parkas, coupe-vent et  gilets épais sans manches.

    Les manteaux sont très présents dans les collections, dans lesquelles ils revêtent des formes et styles divers, depuis les modèles très ajustés, courts, mi-longs ou longs, aux pièces les plus fantaisistes à volants, franges et autres frous-frous... en passant par les manteaux aux coupes androgynes et les traditionnels cabans.

    Les vestes sont des pièces phares de la plupart des lignes de prêt-à-porter. Elles aussi arborent des formes, matières et styles extrêmement variés.
    Les matières des manteaux et des vestes sont très diversifiées, souvent à forte valeur ajoutée (cachemires, mérinos, mélanges cachemire ou laine et soie, matières techniques...). Ils couvrent de fait une très large gamme de prix.

    Ces pièces, aujourd’hui confortables, chaudes et faciles à entretenir, permettent à la femme d’asseoir, voire de peaufiner son style.
    Elles représentent en France un montant total dépensé (en 2008) de 1,604 Md €, dont 145 pour les blazers et vestes.

    Tailleurs

    Pièce incontournable des garde-robes féminines depuis les années cinquante, date à laquelle il est devenu LE vêtement des femmes élégantes et actives, le tailleur traverse les décennies sans que sa cote en soit altérée.

    Synonyme de raffinement au féminin, il compte parmi les pièces maîtresses des collections.
    Il se décline dans des matières et des styles très différents.
    Il ne se contente plus aujourd’hui d’être chic, il est aussi solide, confortable et facile d’entretien.

    Il représente en France un CA de 917 millions d’euros*.

    *Source IFM

  • Marchés annexes

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    Le prêt-à-porter Grandes tailles

    Le marché du prêt-à-porter grande taille touche potentiellement une grosse partie de la population française. Selon les chiffres de l’Institut Français du Textile et de l’Habillement (IFTH), 33 % des Français, hommes et femmes, souffrent de surpoids ou d’obésité, soit près d’une personne sur trois et cette tendance augmente d’année en année, y compris chez les plus jeunes.

    Ce créneau est de fait aujourd’hui l’un des plus porteurs du prêt-à-porter.

    Les spécialistes historiques des grandes tailles, magasins multimarques ou catalogues de vente par correspondance voient depuis quelques années leurs ventes s’envoler.

    Quant aux industriels (grandes marques telles que Kiabi, C&A, H&M et Gianfranco Ferré), ils sont de plus en plus nombreux à développer des collections spécifiques pour les grandes tailles.

    Ce marché, qui propose des produits du 44 au 54 ou plus (jusqu’à 62), laisse de belles opportunités aux jeunes créateurs, d’autant que les personnes corpulentes, “oubliées“ de la mode durant de longues années, sont à la recherche constante de vêtements originaux et de qualité.

    La femme enceinte

    Le marché de la future maman affiche actuellement une belle santé. Il bénéficie en Europe de taux de natalité record, en particulier en France (834 000 naissances en 2008, soit le taux de natalité le plus fort d’Europe).

    De plus en plus créatif, il propose des collections tendances de tous niveaux de gammes et à tous les prix.

    De nombreuses marques spécialisées se sont imposées ces dernières années sur le marché, remportant globalement un beau succès.

    Certaines  griffes n’hésitent pas également à dédier quelques modèles de leurs collections aux  femmes enceintes, tandis que d’autres telles que Antik Batik ouvrent leurs propres boutiques pour futures mamans...

    Un marché ouvert, donc, sur lequel les jeunes marques peuvent se positionner à condition d’être suffisamment originales et concurrentielles.

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