Financer son projet Télécharger le pdf

La principale difficulté à laquelle se heurtent les créateurs d’entreprises de mode est le financement de leur projet.

Pour fonctionner, leur entreprise a besoin d’un capital de départ estimé au plus près et tenant compte des stocks à financer, de la rémunération des prestataires (façonniers, commerciaux, comptable...), des frais de stockage et de conditionnement, des coûts fixes, des taxes...

Ce capital doit également intégrer, si possible, un budget initial de communication et de publicité pour faire connaître la marque.

Il doit aussi permettre de couvrir les pertes (courantes) de l’entreprise la première année et prévoir une marge de sécurité pour d’éventuels aléas (vol, impayé, litige...).

Une fois ces besoins estimés, le créateur devra les consigner dans son business plan. Après seulement et muni du précieux document, il pourra démarcher les banques et autres éventuels partenaires financiers.

Liste des sous-pages

  • Monter son business plan

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    Un business plan est une présentation écrite et argumentée de 25/30 pages (hors annexes et que l’on peut compléter d’un diaporama), dont l’objectif est d’expliquer et de valoriser le projet. Il est une sorte de feuille de route de l’entreprise, qui précise sa composition et son mode de fonctionnement, ses objectifs, ses perspectives de développement, ses atouts, sa politique commerciale, ses besoins de financement...

    Il est un outil de pilotage de la future structure, qui doit expliciter sa stratégie d’affaires et financière.

    Il est aussi un document de communication sur le projet, grâce auquel le futur entrepreneur va pouvoir approcher ses partenaires, les banques notamment.

    Il doit refléter l’investissement (personnel et financier) du créateur d’entreprise, sa fiabilité, son réalisme et l’engagement qu’il a mis dans son projet.

    Ce document ne doit pas être figé : il doit pouvoir être ajusté en fonction de l’activité, du secteur, d’une commande importante ou de l’évolution des besoins financiers..

  • Les éléments du business plan

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    La présentation du projet

    • Un descriptif du projet et de l’activité : l’offre de produits ou services,  la localisation...
    • Une présentation de l’entrepreneur (son rôle, son statut / gérant, salarié..., sa formation, son expérience...)
    • Les aspects juridique, social et fiscal de l’entreprise (statuts envisagés, aspects fiscaux, régime d’imposition, TVA...)
    • L’aspect social du ou des associé(s) (travailleurs non salariés, bénéficiaires de l’ACCRE...)
    • Des Informations relatives au marché (étude de marché, atouts de l’entreprise...)
    • La stratégie marketing de l’entreprise
    • Un plan d’action
    • Des annexes pour étayer les thèmes précédents

    Les moyens mis en œuvre

    • Les locaux (achat d’un fond de commerce, frais d’agence...)
    • Le matériel (travaux d’aménagement, véhicules, mobilier...)
    • Les moyens humains (nombre de salariés, montant des salaires, montant des cotisations salariales et patronales, évolution des salaires au cours des trois prochaines années...)
    • Les frais fixes de l’entreprise (eau, électricité, gaz, assurances, loyer, frais postaux, taxes diverses...)

     Les financements envisagés

    • Le montant des apports personnels des associés
    • Le montant des aides publiques
    • Le montant des crédits bancaires ou autres
    • Les prévisions financières
  • L'utilité du business plan

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    • Son objectif premier est d’inciter le créateur à travailler son projet et à le formaliser de façon exhaustive et détaillée, en s’assurant qu’il n’a rien oublié. Cette démarche, au demeurant extrêmement intéressante, va lui permettre d’acquérir une vision globale de sa future activité et d’évaluer précisément les bénéfices qu’elle devra réaliser pour couvrir la totalité de ses frais, rémunérer son personnel et se développer.
    • Son deuxième objectif est de convaincre les partenaires de la future entreprise de s’engager à ses côtés : banques, organismes d’accompagnement des créateurs d’entreprises, services publics, médias... Le business plan doit montrer que le créateur a la capacité de conduire et manager son projet, qu’il a une bonne connaissance de son marché et de sa concurrence, que le positionnement qu’il a défini pour son activité ou son produit est pertinent, qu’il est prêt à exploiter ses atouts et à corriger ses faiblesses et que les objectifs et moyens qu’il s’est fixé sont réalistes et cohérents.

    Le conseil du Pass : Ne perdez pas de vue, lorsque vous construisez votre business plan, qu’il est fait pour être lu et surtout pour convaincre vos partenaires. Rédigez-le agréablement (si besoin faites-vous aider), de façon structurée. Allez à l’essentiel. Ne vous perdez pas dans des détails inutiles, sans quoi la personne qui le lira risque de se lasser.

  • Les erreurs à éviter

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    • Copier-coller des informations glanées çà et là ou pire, plagier le business plan de votre concurrent ...  Un BP est un document unique, qui doit être en parfaite cohérence avec votre projet et doit en refléter l’originalité.
    • Se contenter de reproduire un modèle de business plan téléchargé sur internet. Inspirez-vous de ces modèles, mais ne les copiez pas, sans quoi vos futurs partenaires auront du mal à se convaincre de votre investissement personnel et de votre aptitude à piloter une entreprise.
    • Manquer de précision et omettre ou négliger certaines informations importantes aux yeux de vos partenaires, en particulier des banquiers. Chacun des thèmes listés ci-dessus (cf. § Les éléments du business plan) doit être développé dans votre business plan.
    • Rédiger un document trop long (de plus de 30 pages, hors annexes). N’oubliez pas qu’il  s’adresse à des professionnels qui non seulement n’ont pas de temps à perdre mais doivent être également convaincus par votre projet. Votre document doit refléter votre esprit d’analyse et de synthèse !
    • Formuler votre business plan à la manière d’un dossier administratif ennuyeux. Il doit au contraire être dynamique, tonique, vivant. Illustrez-le si possible de tableaux, croquis, photos... N’hésitez pas à lui adjoindre des annexes.
    • Tout miser sur le projet et parler insuffisamment de vos compétences. Si vous n’êtes pas à l’aise avec cet exercice, prenez votre cv et transformez  vos expériences en compétences. Vous aurez alors plus de facilités pour en parler.
    • Produire une étude de marché incomplète ou bâclée. C’est en partie sur elle que vos partenaires potentiels vont s’appuyer pour juger des chances de réussite de votre projet.
    • Négliger la stratégie marketing. Comment votre entreprise peut-elle démarrer sans canaux de vente et sans clients ?
    • Sous-estimer ou surévaluer les perspectives financières de votre future entreprise. N’oubliez pas non plus de les argumenter.
    • Ne pas maîtriser votre dossier : vos interlocuteurs vont vous poser des questions. Vous devez être capable d’y répondre sans hésiter.
  • Quels financements prévoir ?

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    Le financement de la création d’une entreprise repose sur trois canaux principaux :

    • L’apport personnel

    Souvent limité par rapport au budget global de l’entreprise, cet apport représente un pari : si l’entreprise est rentable, le créateur touchera des dividendes, si elle ne l’est pas, il perdra ce qu’il a misé.  

    • Les banques

    Les prêts bancaires sont les principales sources de financement des jeunes entreprises, mais leurs conditions d’octroi sont rigoureuses et la crise actuelle les a rendues encore plus sélectives, ce qui oblige souvent les créateurs à trouver des compléments de financement.

    • Les aides publiques

    Troisième canal de financement, ces aides ont précisément pour rôle de compléter les prêts bancaires.

    Sur quels critères se basent les banques pour accorder un crédit à un créateur ?

    • La banque va avant tout s’assurer de la viabilité de votre projet : est-il réaliste, cohérent ? Le marché dans lequel il s’inscrit est-il porteur ? Votre prévisionnel d’activité est-il objectif, rigoureux (l’idéal est de l’établir pour trois ans) ? Le chiffre d’affaires que vous comptez dégager vous permettra-t-il de faire face à vos échéances de crédit, de payer vos matières premières, vos stocks, vos prestataires ? Vous laissera-t-il une marge de manœuvre pour développer votre activité ? 
    • Elle va se pencher ensuite sur votre profil et vos dispositions à piloter une entreprise : vous êtes vous suffisamment investi personnellement dans l’élaboration et le montage de votre projet ? Votre formation et votre expérience sont-elles cohérentes avec votre future activité ? Si vous n’êtes pas gestionnaire, avez-vous suivi une formation ? Vous êtes-vous rapproché d’organismes de création ou d’accompagnement des jeunes entreprises, associations agréées de gestion, cabinets d’expertise comptable... Bref, savez-vous où vous allez ?
    • La banque va également aborder votre situation financière personnelle. Disposez-vous d’un apport personnel ? Si aucune règle stricte ne s’impose en la matière, un apport minimum de 20 à 25 % du capital initial de la création de l’entreprise est souhaitable. Disposez-vous, en plus de cet apport, d’une marge de manœuvre ? Certaines banques jugent en effet dangereux qu’un créateur d’entreprise se démunisse totalement. Disposez-vous enfin de garanties ?

     Le conseil du Pass : Avant de solliciter les banques, réfléchissez à ces différents points. Préparez un argumentaire.  Cette démarche fait partie de la construction de votre projet.

  • Quelles sont les aides à la création d'entreprise ?

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    • Les aides publiques

    Un certain nombre d’aides publiques peuvent être mobilisées lors de la création d’une entreprise.

    Il en existe plus de 17, de niveaux différents (européen,  national, régional, local) dont les conditions d’octroi sont liées à la nature du projet, à sa localisation, au profil de son  créateur, au statut retenu...

    • Subventions, primes, avances remboursables, prêts d’honneur... La plus connue est la subvention (aide financière non remboursable, représentant par exemple un pourcentage de l’investissement), mais il existe aussi des primes (aide forfaitaire par exemple au recrutement), des avances remboursables, prêts d’honneur, prêts à taux zéro (sommes d’argent, telles que le NACRE, prêtées et remboursables sans intérêts ; dans certains cas, le prêt d’honneur peut ne pas être remboursé et se transforme en subvention), des prêts à taux réduit, prêts aidés tels que le PCE, prêt à la création d’entreprise... plus intéressants et faciles à obtenir que les prêts bancaires.
    • Cofinancement et garanties. Il existe aussi des dispositifs de cofinancement et de garanties proposés par des organismes comme Oseo ou le FGIF et prévus pour faire un effet de levier auprès des banques. Le banquier ne finance qu’une partie du besoin et bénéficie d’une garantie.
    • Exonérations fiscales, sociales et crédit d’impôt. Les exonérations fiscales, sociales, et le crédit d’impôt (dont le fameux crédit d’impôt recherche, dont peut bénéficier la profession de styliste (dans certaines conditions) constituent également des aides publiques pour les créateurs d’entreprises. L’une des plus répandues est l’allégement Fillon sur les bas salaires et la réduction d’IR pour le créateur souscrivant au capital d’une PME.

    Le conseil du Pass : Pour connaître ces aides, renseignez-vous auprès des services économiques des collectivités territoriales dont dépendra le siège de votre entreprise. N’hésitez pas à rencontrer les responsables des dispositifs qui vous paraissent intéressants. Soumettez-leur votre projet. S’ils ne peuvent vous aider eux-mêmes, ils vous aiguilleront.

    Ce dispositif s’adresse aux demandeurs d’emploi et aux moins de 26 ans qui décident de créer leur activité. Elle donne droit à une exonération partielle de charges sociales, dans la limite de 120 % du smic. Les droits sont versés tous les mois pendant 15 mois, dans la limite d’un certain seuil de chiffre d’affaires, ou en deux fois.

    La demande (formulaire à remplir) est à adresser au CFE, avant que la création de l’entreprise soit effective.

    Quelques aides financières

    • L’ADIE

    L’ADIE est une structure de microcrédit qui intervient auprès des personnes n’ayant pas accès au  système financier habituel. Elle peut intervenir à hauteur de 5000 € (à 10 % de taux d’intérêt).

    • Les fonds de solidarité

    Certains organismes tels que CREASOL, fonds de solidarité du Crédit Agricole, peuvent prêter jusqu’à 10 000 € aux créateurs d’entreprises, à 4,5 % de taux d’intérêt.

    • Les plateformes d’initiative locale

    Les Pfil prêtent quant à elles de 7500 à 15000 €, à 0 % de taux d’intérêt

    • Les prêts bancaires

    Les prêts bancaires sont difficiles à obtenir aujourd’hui. Pour avoir une chance de convaincre son banquier, il convient de lui présenter un dossier “ficelé“, avec des objectifs réalisables et un plan de financement cohérent.

    Le conseil du Pass : Pensez au financement du développement de votre entreprise

    Lorsque vous aurez passé l'étape de la rentabilité, vous allez devoir franchir un nouveau cap et développer votre activité. Différents dispositifs existent pour soutenir et financer ce développement, dont certains crédits souvent proposés en partenariat avec les banques. Ces interventions se limitent toutefois aux “fonds propres“ de l’entreprise. L'aide au développement sera plafonnée au montant de l’investissement initial du créateur (son capital) et aux sommes qu’il aura réinvesties dans l’entreprise.

Fil d'ariane

La maison méditerranéenne des métiers de la mode met à votre disposition le pass créamode, site dédié à la création d'entreprise de mode.

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